Marguerite Salomé FRANCK °1839 +1925, veuve de LANGENHAGEN, veuve LAMBERT, veuve HACKSPILL

Publié le par Solnade

Marguerite Salomé FRANCK, fille de Henri (1812 - 1854), et de Henriette Catherine HOFFMANN (1809 - 1862), est née à Colmar le 18 octobre 1839. La famille HOFFMANN était une famille de propriétaires fonciers protestants et possédaient quelques beaux domaines vinicoles à Hunawihr, village classé parmi les plus beaux de France.

En 1853, elle entre en pension chez les demoiselles Roederer, 6, rue des Juifs à Strasbourg. Elle a entre 13 et 14 ans. Sa mère, Henriette vient de décéder le 22 septembre 1852 à Strasbourg.


Son père, Jean Henri, meurt lui aussi prématurément au domaine familial du clos du Windsbühl le 21 janvier 1854 à l'âge de 42 ans.

 

 

Orpheline de père et de mère, Marguerite se marie tôt, à l’âge de 18 ans, avec un certain Jules de LANGENHAGEN,  avocat au barreau de Metz,  né en 1829 à Morat en Suisse. Le mariage fut célébré à Wissembourg le 1er juillet 1858.

 

Un an plus tard, le 7 novembre, naît à Metz, à 11 heures du matin, en Chaplerue Jeanne Marguerite dont le petit-neveu Christian dira plus tard : « Jeanne, "la tante Jeanne", que mes parents avaient dû récupérer en rentrant à Paris dans le milieu des années 30. Elle avait sa chambre, meublée avec sans doute ses meubles des années Second Empire dont j'ai le souvenir d'un endroit un peu mystérieux et sombre...  La Tante Jeanne nous lisait les histoires de la Comtessse de Ségur, à mon frère et à moi..Bon souvenir, encore vivant pour moi aujourd'hui. Elle s'est éteinte en 1941 à Versailles dans la maison des Hackspill, où nous nous étions réfugiés pendant la guerre ».

 

5 ans plus tard, Jules de LANGENHAGEN décède à Brumath le 19 février 1864.

 

Marguerite, restée  veuve à l’âge de 25 ans, épouse 3 ans plus tard Etienne LAMBERT, inspecteur des forêts. De lui nous ne savons pas grand-chose si ce n’est qu’il décède en 1870.

 

Marguerite reste seule avec sa petite fille Jeanne âgée de 11 ans.

 

 

Quand en 1871 l’Alsace de son enfance fut annexée par les Prussiens, Marguerite opta pour la nationalité française qu’elle obtiendra en 1872 à Boulogne-sur-Mer..

 

Nous retrouvons Marguerite à Paris en 1879 quand Louis Céleste HACKSPILL fit sa connaissance au cours de ses multiples mondanités. Ce dernier écrivit, dans son carnet, à ce propos : 

« Avril, je suis présenté à Mme Veuve Lambert, née Marguerite Salomé Franck. Mai, je la demande en mariage. 26 juillet, je me marie à la mairie du 8e arrondissement et au temple protestant de la rue Roquépine. Nous habitons rue Corvetto, n° 4 ».

 

Dans une lettre adressée à une mystérieuse entremetteuse, datée du 17 avril 1879, Louis avec des idées bien arrêtées écrit :


"J’ai vu Madame L. trois fois seulement et, après chaque visite, j’ai senti grandes ma sympathie et mon estime. Il ne m’a pas été difficile de reconnaître chez elle, une personne instruite, distinguée à tous les points de vues, animée de sentiments élevés qui doivent attacher un homme de cœur. La fortune dépasse toutes mes prétentions, je dirai même tous mes désirs."

 

Voilà notre Marguerite Salomé embarquée à l'âge de 40 ans, dans une 3e aventure avec un séduisant chef de bataillon qui se révèle aussi être un homme pressé. A peine la bague au doigt et neuf mois plus tard naissance de son 2e enfant : un fils, dont le père écrira :

« 1880, 3 mai, naissance de mon fils Louis Jean Henri. Il est déclaré à la mairie du 3e arrondissement (Temple)… Il est baptisé à l’église de la rue de Turenne…».

 

 

Publié dans Marguerite Salomé

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article