Louis François Céleste Hackspill °1832 † 1919, Colonel, légion d'honneur

Publié le par Solnade

Carnet de Mémoire       1854 – 1884


 

Dans un carnet autographe de maroquin, ¼ du format A4 , épais d’à peine 4 mm, que nous avons appelé «carnet de mémoire », Louis Céleste HACKSPILL, officier de l’armée française du second Empire, nous y fait découvrir, dans un style très martial rarement émaillé de remarques personnelles, l’Algérie sous Napoléon III ;  nous fait voyager en France mais aussi en Belgique, en Allemagne et en Suisse. Après son exil  à Berlin suite à  l’affrontement franco-prussien à Metz en 1870, il semble faire partie de la « versaillaise » qui réprima sévèrement la Commune de Paris en 1871. L’armée est restructurée sous Adolphe THIERS 1871-1873 et Pabrice de MAC MAHON 1873-1879, respectivement 2e et 3e président de la République française jusqu’à leur successeur le républicain Jules GREVY.

En suivant le parcours de Louis Céleste, le lecteur comprendra aisément que Bismarck était bien informé des réalités de l’armée française devenue trop mondaine…

Gardons-nous cependant de conclusions trop hâtives, notre souci étant essentiellement de type généalogique. Aussi avant de vous inviter à un voyage dans le temps et l’espace, rappelons brièvement qui est Louis Céleste.

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Louis François Céleste HACKSPILL, né à Sedan le 5 octobre 1832 (année de naissance de Jules FERRY, Gustave EIFFEL), sous le règne de Louis-Philippe, école St Cyr, fut nommé colonel le 12 mai 1890. Chevalier, Officier et Commandeur de la Légion d'honneur.  Médaille Coloniale (campagne de Kabylie). Il épouse à Paris le 26 juillet 1879 Henriette Salomé FRANCK, veuve LAMBERT, originaire de Hunawihr dans le Haut-Rhin.

Après son mariage, Louis, lors de ses missions, n'omet jamais d'écrire à sa chère épouse Marguerite. Beaucoup de ces lettres ont un intérêt historique certain. Plus tard, lors de sa correspondance avec son fils Louis Henri, de 1913 à 1915, il nous offrira un éclairage nouveau sur la vie civile lors du 1er conflit mondial. Ces lettres ont été distribuées aux cousins H en 2008. Nous n'avons pas encore posé la question à son petit-fils si nous avons l'autorisation de les publier dans ce blog.

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Louis François Céleste est fils de Louis HACKSPILL, légion d’honneur, né à Hestroff en Moselle le 3 janvier 1797 (14 nivôse an 5 sous le Directoire), †  7 janvier 1876 à Paris. De son union le 26 janvier 1825 avec Marie-Jeanne DALSTEIN , née à Freistroff en Moselle le 26 janvier 1799, † janvier 1881 à Paris, il eut trois enfants connus dont :

  1. Marie-Augustine ° 1825, † 18 mars 1871 chez sa fille Caroline au château du Theillat à Sanssat (Allier), épouse Nicolas SIMONARD, professeur au lycée de Janson-de-Sailly à Paris (la plus grande cité scolaire située dans le XVIe arrondissement de Paris) ;  
  2. Joséphine ° 1828 † vers 1912, épouse GARDEL, capitaine des voltigeurs de la Garde et 
  3. Louis François Céleste °1832, ci-avant.

 

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Louis Jean Henri HACKSPILL, dit le chimiste, fils de Louis Céleste et Henriette Salomé FRANK, est né le 3 mai 1880 à Paris sous la présidence de Jules GREVY,  † 08 octobre 1963 à Versailles.

 

Elu membre de l'Académie des sciences le 20 novembre 1944 (division des académiciens libres) avant d’en devenir le président en 1961.

 Mobilisé le 2 aout 1914 en qualité de Lieutenant de réserve au 348e Régiment d'Infanterie à Rocroi, promu Capitaine après avoir participé aux combats sur la Meuse et à la bataille de la Marne. Citation à l'ordre du jour de la 52e division d'infanterie, le 23 novembre 1916. Directeur technique des ateliers de chargement de Juvisy. Direction des Ateliers de Pont de Claye. Contrôleur de l'usine d'ammoniac de synthèse d'Oppau dans le Palatinat jusqu'en 1919. Publication des rapports sur les industries chimiques allemandes.

 

Chevalier de la Légion d'Honneur, décernée à titre militaire le 10 juin 1920. Lieutenant-colonel en 1939, commandant d'armes permanent de Haguenau (Bas-Rhin), major d'une zone de cantonnements située derrière la ligne Maginot.

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De son union avec Marie-Thérèse HAIZET le 17 décembre 1927, Louis Jean Henri eut un fils, nommé Christian, né à Strasbourg sous la présidence de Gaston DOUMERGUE.

Christian, ingénieur du son, dont la filmographie contient de grands classiques (notamment « Paris nous appartient »). Christian a hérité, outre les portraits de ses aïeux, du fabuleux carnet dans lequel son grand-père Louis François Céleste consigna son parcours de militaire (et d’homme aussi) de 1854 à 1884.

 



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