En2005, quatre Hackspill, Paul de Plaine, Christian de Paris, Guy de Hestroff et Louis de Metz, réunis pour la première fois à
Hestroff, berceau de leurs ancêtres, décidèrent de retrouver leurs cousins de France et de Navarre.
Ainsi, en 2006, Hestroff accueillit tous les cousins H ayant répondu à l'invitation de Guy, dernier représentant d'un nom en
extinction dans un village qui fut fin du 17e le principal point de chute des migrants Hagspiel. Voir album Hestroff et Villers-Bettnach.
2008, Paul Hackspill et Josée continuèrent à jouer le jeu et accueillirent les cousins chez eux à Plaine dans l'ancien Comté de
Salm.
Voir albums Struthof, Mont Ste-Odile et Adieux à Plaine.
2009. Roland Hackspill, frère aîné de Guy, eut comme mission de rassembler les H à Oberstaufen en Bavière, plus précisément dans l'Allgäu, lieu d'origine des ancêtres H.
Paul Hackspill, maître ébéniste, compagnon du Tour de France, Breton d'origine, Bruchois d'adoption, invita tous les cousins H chez lui à
Plaine, ancien comté de Salm. Avec son épouse Marie-Joséphine dite Josée, il concocta aux cousins Bretons, Jurassiens, Mosellans, Parisiens et Savoyards un programme digne du meilleur syndicat
d'initiave :
Dans la lignée de plusieurs générations d’artisans des métiers du bois, Pierrick HACKSPILL, passionné dès son plus jeune àge pour
la transformation de cette noble matiére, perpétue les traditions H.Rendez-vous sur www.hackspill.com.
Jocelyne avait répondu à l'invitation du cousin Guy de Hestroff sans toutefois savoir sur quelle branche se poser. Elle retrouva, comme par magie, son père Marc dans une liste de plus de 3500
descendants des Hackspill venus coloniser la Moselle après 1671.
Jocelyne est petite-fille de Charles Joseph Eugène né à Metz vers 1845 et petite-nièce d'Albert Henry, né le 23 août 1878 à Aumale (Seine Inf.), chef de district à Kairouan (Tunisie) généalogiste
des H. .
Robert Nicolas est vigneron. C'est tout naturellement que le couple désira vérifier
le vieil adage de leur terroir en dirigeant les cousins vers une des caves les plus prestigieuses du Jura. Il paraît, en effet, que le vin d'Arbois, plus on en boit plus on marche
droit...
Le soir même, les Hpurent apprécierla gastronomie locale au Caveau d'Arbois où ils furent rejoints par les enfants de Jocelyne et Robert, les uns venant de la Savoie, les
autres de Nancy.
Le lendemain, participation à la fête du Biouet visite de la ville
par un temps magnifique,
avant de rejoindre le Château d'Artois,14e, classé batiment
de France, situé au dessus de la reculée des Planches et à 7 km d'Arbois. où tous les cousins jurassiens attendaient
les H venus de l'Alsace, de la Bretagne, de la Lorraine et de Paris.
Outre les enfants du couple, ont répondu présents les soeurs et beau-frère de
Jocelyne : Christiane, Marcelline et son époux
.
Cerise sur le gâteau, après avoir visité les ruines du château deMathilde d’Artois, dite Mahaut (1270-1329), dont le conflit avec le Comte Robert
d'Artois fut immortalisé par Druon dans les Rois Maudits, les Heurent le bonheur, huit siècles plus tard, d'assiter à la
réconciliation des tante et neveu maudits par l'histoire.
Les porteurs du nom Hackspill étaient estimés à 75 personnes en l’an 2000. Le
nombre de porteurs classait, la même année, le nom Hackspill au 4743e rang ex aequo avec 2601 autres noms. Sur le plan des statistiques pures, ce nom est en voie de disparition et risque de ne
plus figurer dans nos états-civils d’ici un siècle. Aussi fut-il décidé en 2005 de rassembler tous les porteurs de ce nom à Hestroff, principal point de chute après 1661 des Hackspill
originaires de l’Allgäu.
Ont répondu ainsi à l’appel de Guy H de Hestroff les cousines bretonnes Josiane, Lucie & Michèle, Renée qui ont quitté respectivement Quimper et Cesson Sévigné pour retrouver leurs racines à Hestroff ; Michelle est venue d’Espagne où elle est mariée ; Christian, fils de Louis l'académicien, a ramené dans ses valises Agnès
Hacpille et son mari Michel Dauster de la Haute-Normandie qui retrouva lui aussi ses origines en Lorraine ducale; Pierre-Georges Hacpille de Paris exerçant à Genève; Paul le Breton qui, par amour, a quitté son pays pour l’Alsace où il fonda son foyer ; Jocelyne d'en Arbois qui lors de cette rencontre a pu se rattacher à l’arbre généalogique qui compte aujourd’hui plus de 3500
descendants de ces tyroliens qui vinrent coloniser la Moselle après le désastre de la Guerre de Trente Ans.
L’arbre généalogique des Hackspill affiche un nombre
impressionnant de charpentiers, menuisiers et ébénistes, quatre prêtres, trois députés, six nominations à la Légion d’honneur, de nombreux militaires de haut rang, un membre à l’Académie des
Sciences (Louis le chimiste élu membre de l’Académie éponyme en 1944, académie dont il fut le président en 1961), plusieurs générations de dentistes à Paris et maintenant à Genève,
plusieurs dirigeants des Chemins de fer en Tunisie au 19e et à Paris, des médecins, des chercheurs scientifiques, des ingénieurs et des professeurs ; trois maires à Hestroff entre 1850 et
1950 : Louis, François et Eugène.
La souche des Hackspill se trouve à Oberstaufen dans
l'Allgäu aujourd'hui en Bavière. Trois grandes branches s'en détachent. La première de Moselle-Est n'a pas été en mesure de pérenniser le nom. Les deux autres se ventilent comme suit
::
Dans un carnet autographe de maroquin, ¼ du format A4 , épais d’à peine 4 mm, que nous avons
appelé «carnet de mémoire », Louis Céleste HACKSPILL, officier de l’armée française du second Empire, nous y fait découvrir, dans un style très martial rarement émaillé de remarques
personnelles, l’Algérie sous Napoléon III ; nous fait voyager en France mais aussi en Belgique, en Allemagne et en Suisse. Après son exil à Berlin suite à l’affrontement
franco-prussien à Metz en 1870, il semble faire partie de la « versaillaise » qui réprima sévèrement la Communede Paris en 1871. L’armée est
restructurée sous Adolphe THIERS 1871-1873 et Pabrice de MAC MAHON 1873-1879, respectivement 2e et 3e président de la Républiquefrançaise jusqu’à leur successeur le républicain Jules GREVY.
En suivant le parcours de Louis Céleste, le lecteur comprendra aisément que Bismarck était
bien informé des réalités de l’armée française devenue trop mondaine…
Gardons-nous cependant de conclusions trop hâtives, notre souci étant essentiellement de type
généalogique. Aussi avant de vous inviter à un voyage dans le temps et l’espace, rappelons brièvement qui est Louis Céleste.
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Louis François Céleste HACKSPILL, né à Sedan le 5 octobre 1832 (année de naissance de Jules
FERRY, Gustave EIFFEL), sous le règne de Louis-Philippe, école St Cyr, fut nommé colonel le 12 mai 1890. Chevalier, Officier et Commandeur de la Légion d'honneur. Médaille Coloniale
(campagne de Kabylie). Il épouse à Paris le 26 juillet 1879 Henriette Salomé FRANCK, veuve LAMBERT, originaire de Hunawihr dans
le Haut-Rhin.
Après son mariage, Louis, lors de ses missions, n'omet jamais d'écrire à sa chère épouse
Marguerite. Beaucoup de ces lettres ont un intérêt historique certain. Plus tard, lors de sa correspondance avec son fils Louis Henri, de 1913 à 1915, il nous offrira un éclairage nouveau sur la
vie civile lors du 1er conflit mondial. Ces lettres ont été distribuées aux cousins H en 2008. Nous n'avons pas encore posé la question à son petit-fils si nous avons l'autorisation de les
publier dans ce blog.
°
Louis François Céleste est fils de Louis HACKSPILL,
légion d’honneur, né à Hestroff en Moselle le 3 janvier 1797 (14 nivôse an 5 sous le Directoire), † 7 janvier 1876 à Paris. De son union le 26 janvier 1825 avec Marie-Jeanne DALSTEIN , née
à Freistroff en Moselle le 26 janvier 1799, † janvier 1881 à Paris, il eut trois
enfants connus dont :
Marie-Augustine ° 1825, † 18 mars 1871 chez sa fille Caroline au château du Theillat à Sanssat (Allier), épouse Nicolas SIMONARD, professeur au lycée de Janson-de-Sailly à Paris (la plus grande cité scolaire située
dans le XVIe arrondissement de Paris) ;
Joséphine ° 1828 † vers 1912, épouse GARDEL, capitaine des voltigeurs de la Garde
et
Elu membre de l'Académie des sciences le 20 novembre 1944 (division des académiciens libres)
avant d’en devenir le président en 1961.
Mobilisé le 2 aout 1914 en qualité de Lieutenant de réserve au 348e Régiment
d'Infanterie à Rocroi, promu Capitaine après avoir participé aux combats sur la Meuse et à la bataille de la Marne. Citation à l'ordre du jour de la 52e division d'infanterie, le 23 novembre
1916. Directeur technique des ateliers de chargement de Juvisy. Direction des Ateliers de Pont de Claye. Contrôleur de l'usine d'ammoniac de synthèse d'Oppau dans le Palatinat jusqu'en 1919.
Publication des rapports sur les industries chimiques allemandes.
Chevalier de la Légion d'Honneur, décernée à titre militaire le 10 juin 1920.
Lieutenant-colonel en 1939, commandant d'armes permanent de Haguenau (Bas-Rhin), major d'une zone de cantonnements située derrière la ligne Maginot.
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De son union avec Marie-Thérèse HAIZET le 17 décembre 1927, Louis Jean Henri eut un fils,
nommé Christian, né à Strasbourg sous la présidence de Gaston DOUMERGUE.
Christian, ingénieur du son, dont la filmographie contient de grands classiques (notamment
« Paris nous appartient »). Christian a hérité, outre les portraits de ses aïeux, du fabuleux carnet dans lequel son grand-père Louis François Céleste consigna son parcours de militaire
(et d’homme aussi) de 1854 à 1884.